Bœuf aux oignons

Quand tu habites à la campagne et que tu ne peux pas te faire livrer dans des boites en carton comme dans les films, tu te débrouilles toi-même !
L’avantage de cette recette, au delà de sa simplicité et de sa rapidité, c’est qu’on peut limiter la quantité de viande et optimiser la qualité (tant qu’on y est).

Pour 7 personnes, je prends 400g de filet de bœuf, coupé en lamelles fines. Avec la sauce, les oignons et le riz, c’est largement suffisant pour les sédentaires que nous sommes.
Je prépare
– un bouillon (1/2 cube de miso par ex, ou de boeuf) dans 100g d’eau;
– Un verre d’eau avec 1 cuillère à café de Maïzena;
– Un bol avec 4 cuillères à soupe de sauce soja + 1 cuillère de sucre (plus ou moins grosse selon tes goûts);
– les lamelles de bœuf et 3 oignons émincés ou également en lamelle selon les goûts + une gousse d’ail hachée.

Ok, plein de vaisselle déjà, ça commence bien !
La recette est rapide, donc avant de commencer, prépare en parallèle du riz, ou des nouilles chinoises !

Fais revenir les oignons quelques minutes pour les translucider un peu (4 min), ajoute le bœuf pour le cuire sans le griller, avec l’ail, du gingembre haché (ou en poudre, mais bon, ça n’a rien à voir…)(5 min en remuant).
Ajoute la sauce soja et le bouillon et faire chauffer quelques minutes en remuant.

C’est presque prêt : Juste avant de servir, ajouter le verre avec la maïzena bien dilué, qui va faire épaissir la sauce (1 à 2 min).

Pour finaliser en beauté, il est toujours possible d’ajouter une petite herbe (coriandre, persil, basilic) selon tes goûts et ce que tu as au jardin/congél au moment de servir.

Cette recette est librement inspirée du blog « ça croustille« , même si elle ne croustille pas finalement. Bref, je la garde sous le coude, parce qu’il y en a marre des supers recettes que tu trouves dans des blogs qui disparaissent tout d’un coup avec ta recette.

Aubergines bolognaises simplissimes

C’est une recette rapide mais tellement délicieuse qu’elle peut être servie avec fierté à des invités.
Avant toute chose, n’oubliez pas que l’huile d’olive n’est pas votre ennemie. Ok ?

Pour 4 personnes, j’ai pris 2 gros aubergines (mais ça se réchauffe, donc n’hésitez pas à augmenter la dose) et je les ai épluchées (je préfère, mais c’est au choix), coupées en tranches de 1cm, étalées sur une tôle de four, salées, huilées et passées au four à 210g. Quand la face A commence à être cuite (à la couleur qui commence à changer). Retournez, salez et rehuile d’olive sur la face B : cuisson. Il m’a fallu deux plaques de four que j’ai mis à deux étages différents sans problème sur la cuisson. Elles réduisent de diamètre au fur et à mesure.
Les deux faces ont dû prendre 40 mn environ.

Dans un plat à four, je mets une bonne couche de mes tranches d’aubergine, puis de la sauce bolognaise (maison ou un pot bio, je trouve les autres moins bonnes au goût), puis une couche d’aubergines et finir avec de la sauce.
Une sauce tomate parfumée aux herbes fonctionne bien aussi.
Les plus gourmands peuvent finir par une couche de parmesan ou de fromage de chèvre.
Repassez le plat au four le temps que le tout soit bien chaud (15 min à 200°).
Si vous servez avec une salade verte, c’est vraiment la classe.

Tajine de boulettes aux courgettes et pois chiches

Juillet, grande saison des courgettes, ne nous limitons pas à la ratatouille ! Voici une recette exquise qui vous étonnera.

Pour faire les boulettes (car vous n’allez quand même pas les acheter hein !), faites tremper une grosse tranche de pain dur dans du lait. Pendant ce temps, mélanger 600g de boeuf haché avec un oignon haché, 2 cuillères à soupe d’huile d’olive, une cuillère à café rase de sel, un peu de poivre, de noix de muscade et du persil haché. Moi j’aime bien rajouter du cumin et une gousse d’ail écrasée également. Presser le pain pour enlever le lait puis malaxer la préparation bien finement. Mouillez vos mains, puis façonner les boulettes.

Faites les revenir à feu vif dans une cocotte avec de l’huile en les dorant sur toutes les faces. Même si au fond, il n’y a pas à proprement parler de face sur une sphère.

C’est bon, les boulettes sont dorées ? Baissez le feu et ajoutez de l’eau aux 2/3 de la hauteur des boulettes. Ajoutez les courgettes coupées en grosses rondelles et les pois chiches (une boite 4/4) égouttés et 3 gousses d’ail entières.

Couvrez, laissez cuire 30 min à feu doux puis découvrez faire réduire la sauce. Ne mélangez pas trop, sinon vous allez écafler (comme on dit chez nous pour écraser, réduire en purée) les courgettes.

Servir avec du persil ou de la coriandre hachés.

Alors, qui n’aimait pas les courgettes ?

Légumes farcis

Pleine saison : le jardin est généreux même si tout le monde autour de moi se plaint de la météo. C’est le moment rêvé pour faire des légumes farcis et j’ai commencé hier.

Pour les courgettes, j’ai fait une pré-cuisson à l’eau bouillante (6 min) après les avoir creusées.
Pour les tomates, les pommes de terre et le poivron, pas de précuisson, et c’était parfait.

Par ailleurs, je vais la farce à base de diverses choses, notamment qui resteraient dans le frigo et des herbes disponibles au potager.
L’idéal est d’avoir un reste de viande, et là c’était du boeuf. J’ai ajouté 4 tranches de jambon en plastique du dernier pique-nique annulé à cause de la pluie.
Il faut aussi mettre ail et oignon (ou échalote éventuellement).
Pour le moelleux, du pain de mie trempé dans du lait. J’ai aussi ajouté 3 vachekirit light (achetées par mégarde par Vinz). J’ai mis également la chair des courgettes, mais celles des tomates et pommes de terre sont allées dans un potage.

Le persil ayant été décimé par nos recettes diverses, je me suis rabattue sur le basilic et l’origan.
Sel, poivre bien sûr et un peu de cumin par exemple.

Tout ça a été mixé bien fin par le mixeur, puis est allé garnir les légumes. Bien tasser.

Cuire 45 min à 180° avec de l’eau dans le fond du plat.

Ne me demandez pas de proportions, tout dépend des restes du frigo ! L’essentiel c’est de bien doser les herbes et les aromates pour que le goût soit bien marqué.

Si vous faites trop de farce par rapport aux légumes disponibles, gardez le reste pour un petit hachis parmentier le lendemain ;)

Moussaka rapide mais néanmoins trop bonne

L’inspiration vient des divers plats tous prêts que mes collègues amènent pour midi. La moussaka m’a fait envie et voici le mode d’emploi.
Prendre 5 belles aubergines et les peler (moi je préfère pelées…) avec un couteau qui coupe bien. C’est une étape pas super fun.
Couper en grandes tranches dans la longueur et les saupoudrer de sel les uns après les autres. Laisser reposer d’une à 5 heures et rincer. Essuyez dans un torchon propre puis cuire à la poêle dans de l’huile d’olive jusqu’à ce qu’elle soit tendre. L’aubergine boit beaucoup l’huile, mais moins quand on a fait cette opération préalable.
Poser dans un plat à four une première couche d’aubergine et couvrir de sauce bolognaise. Remettre une couche d’aubergine, etc et au sommet, de la bolognaise avec des tranches de fromage de brebis (ou de Comté au pire).

Cuire jusqu’à ce que ça a l’air bon à manger, d’ailleurs rien que l’odeur est affolante.

Et ne dites pas « ah ben c’est facile avec la bolo ! » ou « mais je n’ai pas de bolo! » car la recette est sur mon site, ici, et qu’il faut toujours en avoir d’avance !

La prochaine, c’est le poulet Tikka massala.

Chou-fleur et poulet curry

Adaptation de la recette d’Audinette

Défaire un chou-fleur en fleurs et cuire dans l’eau bouillante 6 minutes.
Mettre le chou-fleur dans une poêle, un peu de matière grasse, 2 échalotes et 2 gousses d’ail hachées. Ajouter les épices : un peu de gingembre, une cuillère à soupe de curcuma et une de curry.
Ajouter une boîte 2/4 de pulpe de tomates et cuire jusqu’à ce que le chou-fleur soit tendre (ajouter de l’eau en cours de cuisson si nécessaire).

A côté, couper deux filets de poulets en petits morceaux et les passer une cuillère d’huile puis dans un mélange curcuma, curry, sel, poivre. Faire revenir à la poêle durant 10 minutes en faisant dorer sans rajouter de matière grasse.

Au moment de servir, ajouter un yaourt dans le chou-fleur (bien mélanger) et les morceaux de poulet par dessus.

C’est un plat peu calorique, avec très peu de graisse, pas de féculent et qui pourtant est très très bon. Franchement, on ne pense pas manger là un plat « régime ».

Paipet fier

Voici un plat d’hiver, adapté à une activité physique importante du type ski de fond, bûcheronnage, déneigement. Aujourd’hui, 30 avril, nous avons consacré toute la journée au jardinage, notamment la taille des haies, qui en ont pris un sacré coup !
A midi, il faisait 10° seulement, avec un petit vent frais, qui justifiait sans aucun doute le paipet fier.

Plat unique (ne vous cassez pas la tête à trouver une entrée, une salade de cramaillots suffira), il est originaire de la région de Montbéliard, et est très peu adapté aux régimes minceurs.

paipaifier
La photo à elle seule exprime le terme paipet, qui désigne une consistance un peu explosée et sans tenue. « Arrête de faire du paipet avec tes haricots » dit-on à un enfant qui s’amuse à écraser à la fourchette le contenu de son assiette qu’on souhaite le voir manger.
Fier est un adjectif désignant à la perfection le goût caractéristique de la pomme pas mûre volée sur un arbre et dans laquelle on mord à pleines dents : 2 secondes plus tard, une grimace déforme le visage et l’on dit « pouah ! elle est fière ! »

C’était le quart d’heure « Les papous dans la tête », mais je vous confirme l’existence de ces termes et la justesse sémiologique de mes explications.
Et maintenant sans plus attendre, la recette :

Pour 6 personnes environ:

Faire cuire un bon kilo de pommes de terre fermes en robe de chambre* (des amandines par exemple). Les sortir de l’eau, les peler et les couper en rondelles. Ensuite, mettre à cuire deux saucisses de Montbéliard au cumin dans un litre d’eau pendant 15 minutes à partir de l’ébullition. Faire également trois œufs durs.

Pendant que tout ce petit monde cuit, faire blondir un oignon dans 50 grammes de beurre dans une grande casserole (elle devra être capable d’accueillir tous les ingrédients précédents le moment venu). Rajouter deux cuillères à soupe de farine et mélanger pendant une minute. Le moment capital arrive: sortir les saucisses de l’eau et verser l’eau de cuisson des saucisses dans la casserole pour obtenir un roux très clair. La moitié du parfum vient de là. Y ajouter des aromates : une branche de sarriette ou de thym, une feuille de laurier, du poivre, une gousse d’ail et quatre clous de girofle. Laisser cuire un petit moment. Si l’ensemble est liquide, ce n’est pas grave: on va maintenant rajouter les pommes de terre et du sel. Le roux va épaissir en présence des pommes de terre. Laisser mijoter un quart d’heure.

En fin de cuisson, rajouter les saucisses et les œufs coupés en rondelles et, deuxième moitié du parfum, verser deux cuillères à soupe de vinaigre (du bon!) dans le tout. Le paipet est désormais fier! Mélanger un peu le tout et servir immédiatement dans la casserole, c’est meilleur servi brûlant.

C’est un plat très simple à préparer, surtout quand on doit cuisiner pour beaucoup. Les enfants adorent ça en général. Je n’ai en fait encore rencontré personne qui ne trouve pas ça bon. Ça se réchauffe très bien qui plus est. Servi avec une salade de pissenlits, c’est le plat le plus typique du Pays de Montbéliard.

* On dit « en robe des champs » en général, mais soyons indulgents avec les parlers locaux, très locaux

Chili rapide

chili_1Faire revenir des oignons dans de la matière grasse avec un poivron coupé en dés.
Ajouter 500g de bœuf haché et laisser cuire.
Ajouter de la pulpe de tomate en dés (tomates épluchées ou boîtes) et assaisonner (sel, poivre, cumin, épices.
Pour finir, ajouter un bouillon de légumes de 40cl et des haricots rouges.

ça se réchauffe super bien et c’est meilleur le lendemain. Donc, à faire à l’avance et en grande quantité.
(et ça se digère mieux quand c’est bien cuit… si vous voyez ce que je veux dire…).

Excellent servi avec des galettes de maïs.

Encore plus rapide :
Avec un reste de sauce bolognaise, j’ai improvisé un chili con carne très rapide.

J’ai acheté une boite de haricots rouges, que j’ai laissé mijoter 15 minutes avec la sauce bolognaise (ils sont déjà cuits) et j’ai servi avec du riz . Grand succès auprès de mes filles.

Choucroute de Montbéliard

- de la choucroute crue
– une palette
– deux belles tranches de lard
– deux saucisses de Montbéliard
– des patates
– des clous de girofle et poivre en grain

Il faut d’abord faire blanchir le chou en le plongeant dans l’eau
bouillante pendant 5 minutes. Jeter l’eau, recommencer l’opération plusieurs fois (3 par exemple). Çà rendra le chou beaucoup plus digeste, sinon prévoyez un après-midi difficile.

Dans une cocotte minute, mettre le chou, le lard, la palette et les clous de girofle et le poivre en grains. Mettre de l’eau (jusqu’au tiers du chou à peu près).
Faire cuire 50 minutes à partir de la rotation de la soupape. Au bout de 50 minutes, ouvrir la cocotte minute et rajouter la saucisse de Montbéliard. Faire cuire encore 10 minutes.

Pendant ce temps, préchauffer le four thermostat 7-8 et y mettre les patates entières avec la peau. Elles doivent cuire 30 à 45 minutes et être un peu noircies.
Et voilà, plus qu’à servir!

recettesLa choucroute de Montbéliard est très simple à préparer et pas si grasse que ça. Elle est beaucoup moins acide que l’alsacienne car il n’ a pas de vin, elle est cuite à l’eau. C’est  la charcuterie fumée qui lui donne  son parfum.

Recette issue de :
« Les recettes de la Climène » par Georges Becker, édité par
Rayot-Depoutot, strictement introuvable

choucroute