L’argent, c’est d’la meeeeeerde !

Je n’ai pas la tv et je zappe les pubs à la radio. Par contre, les affiches sont immenses 4 par3 et personne ne peut passer à côté sans les voir… Et que vois-je cette semaine ? Jean-Pierre Coffe, partout, en gros à chaque carrefour qui nous fait la réclame de Leader Price.
Aujourd’hui, par un fait du hasard, j’ai été contrainte de me garer sur le parking du-dit magasin. J’ai dû aller une ou deux fois dans cette moyenne surface, sans enthousiasme, sans grand souvenir. Mais bon, ça m’intrique et je me suis dit que j’allais y faire mes courses pour tester.

A tous les coins de blog, j’en vois qui critiquent, qui méprisent. Mais qui est allé jusqu’au bout et a véritable testé ?
Ben nous, à midi.
Les tomates cerises : dégueulasses, farineuses, aucun goût
Les pêches jaunes : pas mûres, pas sucrées
Le jambon bio : correct mais pas transcendant et cher
Les gâteaux au sésame : Bahaaaa, c’est quoi ça ? ça a un pauvre goût chimique dégueu !
Les galettes bretonnes fraîches : mouais, partent en morceaux à la cuisson
Comté râpé : bah, sans commentaire
Pseudo-danette chocolat : plus sucré et moins choco que les vraies
Les gâteaux déjeuner bio : MonChéri trouve ça pas bon, goût de fruits des bois chimique, même Lulu n’en a pas voulu…
Les gnocchis : pas bons, erk, je n’ai pas pu finir mon assiette, un vieux goût de purée chimique dégueu, une texture bizarre
L’eau minérale pétillante : ah ouais, pas mal….

Je crois que je peux le dire après test : Jean-Pierre se fout de notre gueule. Quel gâchis !
Le fric pourrit tout, quand tu as goûté, il t’en faut toujours plus.
Le fric, c’est de la meeeeerde !

Japan fever

Le Japon, le Japon, sur tous les blogs y’a du Japon. Des plats sains, régime Okinowa, vivre plus vieux et plus en forme, tous sveltes jeunes et beaux… ahahaha, je m’égare. Pourquoi cette japan fever, I don’t know ?
Mais comme un mouton, je vais porter mon article à l’édifice.

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Où trouve t-on les recettes ?
L’incontournable Cléa, of course, historique !
http://www.restaurant-japonais.com

les boites à bento ?
http://www.bentoandco.com/collections/complete/products/bento-poisson-rouge
http://www.japonmania.com/fr/29-boites-a-bento

les recettes pour boites à bento ?
http://audreybento.canalblog.com/
http://lariviereauxcanards.typepad.com/bento/

On fait des pâtes ?

J’ai pas le temps, de rien, je cours, je cours, je cours. Quand on regarde bien, c’est énorme de gérer l’anticipation des menus, les courses, la réalisation quand par ailleurs on travaille 36h par semaine et qu’il faut récupérer les enfants assez tôt le soir. Tout le monde fait comme si c’était simple, normal, évident, allant de soi. Allez, avouez que vous faites le plus souvent des pâtes au fromage le soir et un sandwich à midi…

En plus, vous mentez mal !lapinc

Cuire des pâtes le soir, c’est comme avouer son échec. Ben oui, y’a rien d’autre, yaka faire des pâtes. Les gosses sautent de joie, je déprime. Je rêve que je mange des trucs délicieux, frais et colorés et (pourquoi pas) équilibrés. Franchement, ça n’a pas l’air compliqué, il y a des tonnes de recettes rapides, simples ! Oui, j’ai un truc qui coince apparemment. Je n’y arrive pas. Ou j’y arrive rarement. J’y arrive parfois comme un challenge que je brigue, j’ai envie de bien manger et je me lance dans le plan à 3 phases : penser à des menus, faire les courses, cuisiner. Mais c’est trop, je m’épuise; des imprévus surviennent, des choses plus urgentes, les enfants qui pleurent parce qu’on ne s’occupe pas d’eux.

Comment font les autres ? Ils mangent des pâtes ou ne font pas d’enfants.

Plan à 3 phases

Faire à manger, c’est amusant, c’est sympa, ça fait plaisir. Oui, sauf qu’il ne faut pas oublier que c’est souvent une organisation à mettre en place. Par exemple, se lancer dans la confection d’un plat alors que le frigo est vide, ça ne fonctionne pas. Sinon, faire plein de courses et tout entasser dans le frigo sans idée de plat, ça finit en partie à la poubelle, surtout les légumes mous. Dernier souci, passer son temps dans des livres de cuisine ou des blogs géniaux (comme ici un peu), ça ne remplit pas l’assiette.

Cuisiner parait simple alors qu’en réalité, c’est un plan en 3 phases :
1. imaginer un ou 2 plats qu’on a envie de réaliser dans les 2 jours à venir
2. faire les courses (produits frais-frais-frais, pas de légumes mous !)
3. cuisiner ou planifier les plats pour les 2 jours à venir

Les plus malins diront qu’ils peuvent zapper les 2 premières étapes en combinant harmonieusement le contenu du frigo, les restes et quelques réserves d’épicerie. Mouais… en effet, ça, c’est le plan B.

Je fais mon fromage – Version 1

Ce matin, quand j’ai voulu préparer le biberon de Lulu, le lait(1) est tombé en 2 morceaux dans la casserole : du liquide transparent, et des grumeaux blancs.
J’aurais pu me contenter de dire « BEURK » et de tout jeter dans l’évier, mais c’était l’occasion rêver de me lancer dans… le fromage !!!

J’ai donc mis les grumeaux blancs dans un vieux(2) linge de vaisselle, assez élimé et aux mailles assez larges, posés sur une écumoire, elle même posé sur un saladier. Au bout de 5h, on dirait déjà du fromage blanc, miam !

Le futur fromage est resté 2 jours à égoutter dans le frigo, bien installé sur son linge et son écumoire.

Au bout de 2 jours, je l’ai pris pensant faire une belle forme comme avec de la pâte à modeler. Seulement, il est friable et ne prend pas un bel aspect. Ce jour là, je n’ai pas le temps, ça sera un fromage moche !
Je l’ai posé sur une gaze stérile (mouais, ça s’effiloche…) et puis sur une grille dans le garde manger.

Tous les jours, je le retourne, je le sale, et je le renifle.
Cela fait déjà 1 semaine.
Il ne moisit pas, il sent le fromage type St Marcellin.
Il est moche mais je l’aime bien, c’est mon 1er.

Déjà 10 jours, il ressemble vraiment à un fromage… Quand faut-il le manger ?
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1) Le lait est du lait frais acheté au rayon frais du supermarché. Il n’est pas UHT !
2) J’ai dit Vieux, pas Sale !

Vœux de décembre

Depuis un bon moment, j’ai envie de faire des macarons. Les macarons, c’est rond, c’est bon, mais ça a l’air difficile à réussir. Et mon problème, c’est que rater quelque chose, surtout si ça prend du temps, ça m’énerve et ça me mine le moral… Alors, j’hésite, je repousse, je manque des occasions…

J’ai trouvé sur Marmiton.org un article qui relate une expérience de confection de macarons et me voilà à souhaiter m’y mettre… En décembre ?

L’Europe au secours des consommateurs

Nous, on avait confiance dans notre gouvernement, dans nos experts, nos groupes nationaux de réflexion sur la nutrition, dans l’exception française à « manger, mais bien manger », à rester sveltes et beaux malgré la déliquescence des régimes alimentaires des plus jeunes. Ben voilà, c’est fini.C’est la cour européenne qui arrive à notre rescousse et interdit les promesses nutritionnelles complètement fantaisistes dans les publicités et sur les packaging de nos aliments.
Quand vous entendez que le NutHélas est plein de bonne énergie pour penser et se dépenser, traduisez par plein de graisse et de sucre, c’est à dire, de calories. Quand vous lisez que la sucette   est 0% de matière grasse, c’est pas parce qu’elle est light, mais déjà 100% de sucres. Quand vous voyez un yaourt allégé en graisse, n’oubliez pas qu’il est plein de sucres et de très mauvais sucres édulcorés. Bref, on vous fait manger n’importe quoi sous prétexte que c’est bon pour votre santé. Et vous, comme des imbéciles, vous acheter des trucs lights, naturels, allégés, sans traitement après traitement au lieu de vous bouger les fesses pour aller acheter des frais légumes et des vrais fruits, ou des vrais morceaux de viande provenant d’un vrai animal qui a vécu une vraie vie dans une ferme à moins de 100 km de chez vous.

En bref, nous sommes des bons petits moutons, on mange ce qu’on nous vend à prix d’or en nous persuadant que c’est bon pour ce que nous avons, et résultat, les français avec leur soi-disant mystère de la bonne gastronomie engraissent de 6% de plus par an.

N’oubliez pas que les pays qui mangent le moins de produits laitiers sont ceux qui ont le moins de cas d’ostéoporose (le Japon par exemple). Et ça fait 60 ans qu’on essait de nous faire croire le contraire en France….

Article sur i-dietetique.com, Allégations nutritionnelles, les députés européens adoptent un nouveau réglement
Article sur Le Monde, Moraliser la publicité alimentaire.

Inspiration radiophonique

Vendredi après-midi, je n’ai pas travaillé, Christelle m’a donné ma demi-journée. Alors, j’ai flâné, fais quelques boutiques, puis je suis rentrée tranquillement chercher les filles à l’école. Il faisait doux, avec du soleil et des nuages, et il y avait à la radio une émission sur Lourmarin, un village dont je n’avais jamais entendu parlé. L’émission m’a donné envie d’y aller, malheureusement pour ses habitants d’ailleurs, indécis entre la volonté de voir vivre leur village et l’aberration des hordes de touristes qui défilent dès le printemps. Dans une de ces maisons a vécu Camus.

Ce qui m’a donné le plus envie en fait, c’est un gâteau à l’huile d’olive dont parlait une dame : elle racontait surtout que les habitants se retrouvaient à plusieurs, sur une place, et buvaient le thé ensemble. Mais aujourd’hui, les jeunes ne sont plus si conviviaux, tout se perd, c’était mieux avant, blabla-tristesse-souvenirs nostalgiques.
Ce que je retiens et qui me trotte dans la tête, les gâteaux à l’huile d’olive. J’ai oublié leur nom, mais j’ai envie de tester ça !

Recherche sur Google et nous voilà partis !

Tout d’abord, une recette de gâteau au yaourt, huile d’olive et anis chez Eggs et mouillettes.
Puis un gâteau de barrancos chez Tasca Da Eliva
et puis chez Esther kitchen pour un détour chez Mercotte qui donne une recette d’Hermé : Gâteau huile d’olive citron-framboise
et encore, chez Marmiton, le gâteau à l’huile d’olive d’Hélène.

Ah ben tiens, voilà le site d’info de Lourmarin

Bon… je n’ai pas LA recette alors je suis un peu déçue. Je vais aller me consoler avec une soupe de brocolis à la persillade et une saucisse de Morteau. Mais si l’un d’entre vous pouvait me laisser des petits mots avec ce type de recettes, ça me ferait très très plaisir.
Bon week-end !!!

Cuisiner soi-même

Aujourd’hui, l’un des régimes connu et en vogue aux USA, c’est d’apprendre à cuisiner et à manger « français ». L’éternel paradoxe français fait rêver… Les français passent leur temps à se goinfrer de cassoulets, de confits de canards, de foie gras, de choucroute, de Paris-Brest, de fondue savoyarde, de bœuf bourguignon, mais voilà, ils restent sveltes et en bonne santé générale (moins de maladies cardiovasculaires, coronariennes etc…). Alors, l’idée est d’apprendre à manger pareil.

Seulement voilà, les français ne veulent pas rester en arrière et commencent à tellement bien imiter le mode de vie des états-uniens qu’ils deviennent obèses à leur tour et de plus en plus. On note surtout chez les jeunes générations des pics à 15/20% d’obèses par classe d’âge. Dans 30 ans, on aura ici aussi des stages minceurs pour apprendre à cuisiner comme nos arrières-grands-parents. En attendant, on se laisse convaincre par la pub que les p’tits plats tous prêts pour vous faciliter la vie (en fait, pour vous alléger le porte monnaie et vous alourdir la silhouette) sont idéaux pour une vie moderne et active.

Tant que l’on mange les plats préparés par papa et maman, tant que l’on mange à la cantine, tant que l’on mange au restaurant, on ingurgite des aliments qui ont tous à peu près la même « valeur ». Certains sont jugés comme très bons, d’autres comme dégoûtants (notamment ceux de la cantine, pour lesquels on imagine assez bien la méchanceté du cuisto, le remplacement des épinards par la pelouse fraîchement coupée, des chiens hachés dans les tomates farcies et autres légendes de jeunes gens).

En réalité, la qualité d’un plat vient surtout de la qualité des produits que l’on utilise. Une salade de tomates d’un supermarché est insignifiante et l’on approuve les enfants qui refusent de la manger. Une salade de tomates du jardin est extraordinaire, et mes enfants n’ont jamais refusé ça car ils en connaissent le goût exceptionnel.
Le deuxième attribut d’un plat est l’accommodement : la matière grasse et les aromates (sel, poivre, herbes, épices). Il est très facile par exemple de faire des plats délicieux quand on abuse de la crème fraîche ou du beurre et les restaurateurs en usent et en abusent. Si vous connaissiez la quantité de graisse utilisée pour cuire des légumes au restaurant, vous ne les considéreriez pas comme un plat « léger ». Avec les aromates, plus difficile de tromper le monde, le dosage est subtil : s’il y en a trop, c’est immangeable, s’il n’y en a pas assez, ça risque d’être fade….